Publié le 21 juillet 2022 Mis à jour le 21 juillet 2022

Le 7 octobre, sera diffusé à L’Auditorium du Grand équipement documentaire le documentaire "Marseille 73 – Mémoires vives", en présence de de Dominique Manotti, romancière, autrice du roman "Marseille 73" (Editions Les Arènes), et d'Arsène Mbuma et Victor Van den Woldenberg du collectif Union urbaine, réalisateurs du film.

Date(s)

le 7 octobre 2022

17h30
Lieu(x)

Grand équipement documentaire

Ce documentaire est le produit de rencontres entre une autrice de roman, Dominique Manotti, et certains de ses personnages, filmé par Union Urbaine.
Le roman, c’est Marseille 73 qui relate cette histoire terrifiante des assassinats, au cours de l’automne et de l’été 1973, d’une cinquantaine de travailleurs algériens sur le territoire français, dont une quinzaine à Marseille et ses environs.

Les personnages, ce sont d’abord les membres de la famille du jeune assassiné, Ladj Lounès, qui est au centre de l’enquête policière décrite dans le livre. Dans le roman, le nom de ce jeune, de son père et de ses frères avait été modifié. Et, près de cinquante ans après, la nièce de ce jeune homme a reconnu l’histoire de sa famille et a tenu à faire part à l’autrice de l’émotion provoquée par la lecture.


C’est aussi un des animateurs du Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA), Driss El Yazami.

C’est aussi le pasteur Berthier Perregaux, animateur de la Cimade, expulsé par le gouvernement français en raison de son soutien aux actions du MTA.

C’est aussi Marie-Odile Terrenoire, fille de Louis Terrenoire, ancien ministre de De Gaulle, qui avait voulu que son Association de solidarité franco-arabe puisse ester en justice dans le cadre des plaintes déposées contre les assassinats.

C’est enfin deux amis de longue date de Dominique Manotti, Samy Johsua et Jacques Soncin qui animaient à l’époque la solidarité avec le MTA.

À eux s’est joint aussi un homme qui a pris l’initiative de poser dans les rues de Marseille des plaques commémorant les assassinats, dont celui de Ladj Lounès.

Tous sont interviewés, racontent leurs souvenirs, se posent des questions. Les témoignages se font écho les uns aux autres, et racontent cette part méconnue de l’histoire française, et la profondeur de la blessure qu’elle a laissée dans leurs mémoires.
  • Réalisation et production : Union Urbaine
  • Durée : 34 minutes